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LES CRAQUELES :
Le terme " craquelé " utilisé par les Antiquaires ou les collectionneurs est à prendre au sens large puisqu'un même modèle pouvait être édité en faïences (céramique), ou en grés, en blanc ou en couleurs, avec ou sans craquelures. On connaît de la période Art-Déco, les animaux en craquelé, les artistes qui les ont dessinés ou sculptés, ont su admirablement marier les formes cubistes de l'art déco et les attitudes animalières. En très peu de traits, ils ont su donner vie aux animaux. L'ours marche nonchalamment, les panthères s'enlacent, le tigre guette sa proie, l'écureuil grignote, le chat vous défie, le pigeon fait la roue. QUELQUES NOMS DES ARTISTEs DE CRAQUELES : François Pompon, Jan & Joële Martel, Jean & Jacques Adnet, Edouard-Marcel Sandoz, Charles Lemanceau, Géo Condé, Georges Chevalier, Charles Catteau, Louis Fontinelle, Le Jan, Charles Virion et bien d'autre encore… Le plâtre et la pierre ont été aussi beaucoup utilisés pour la sculpture de période Art-Déco. |
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LES DIFFERENTS MATERIAUX UTILISES POUR LA SCULPTURE |
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TERRE CUITE :
Objet manufacturé en argile cuite, de couleur rougeâtre de tonalités variables, déterminées par le type de matière première utilisée. La cuisson se fait à la chaleur du soleil ou dans des fours portés à haute température. Les premiers exemplaires de terres cuites (vases, plats, etc.) remontent à l'époque néolithique. La terre cuite peut constituer la base de pièces en céramique à cuissons répétées (biscuit). Le modelage des produits en terre cuite peut être réalisé à la main, au tour ou bien encore avec un moule. Les principaux procédés d'imperméabilisation sont l'émaillage (qui produit la majolique), le vernissage et l'engobage. La terre cuite est également employée en architecture comme en sculpture et travaillée à la gravure ou en bas relief. On peut la peindre avec des vernis aux silico-alcalins, la vitrifier ou l'émailler grâce à des cuissons répétées. |
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CIRE PERDUE :
Technique de fusion du bronze consistant à recouvrir de cire modelée un bloc d'argile sculpté, lequel est ensuite porté à très haute température. Sous l'action de la chaleur, la cire fond et s'écoule à travers une série de petits canaux par lesquels est ensuite coulé le bronze liquide. En refroidissant, celui-ci adopte la forme du bloc d'argile. Après avoir séparé le bronze des éléments du moulage, le fondeur polit, cisèle et brunit la sculpture. Ce procédé, très ancien, est encore utilisé dans les fonderies d'art. |
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REGULE :
Alliage résistant et inoxydable à base de plomb, inventé en Angleterre vers 1835. Il est utilisé pour les objets courants comme les bougeoirs, garnitures de cheminée, statuettes. |
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LE BRONZE :
Le Bronze : alliage de cuivre et d'étain, est coulé en fusion dans un moule par un fondeur d'art. En effet lorsque les métaux sont portés à une température suffisante (fusion), ils deviennent liquides et peuvent donc être coulés dans un moule. L'artiste doit commencer par créer son oeuvre, en pensant à la matière finale. Le modèle original peut-être en bois, en marbre, en argile, en plâtre. Les moules de ces bronzes étaient détruits, et les tirages en étaient limités. |
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LES CHRYSELEPHANTINES
Dominique GAUTHIER Parmi les objets décoratifs de luxe de l'Art Deco, les statuettes chryséléphantines en sont une illustration. Le terme "chryséléphantine" vient du Grec et désigne un objet d'or et d'ivoire. Ce qui se déclinait dans l'Art Déco comme des sculptures faites dans différents matériaux tels-que l'or, l'ivoire, le bronze, l'écaille, la laque et l'argent. Ces statuettes traitaient le plus souvent le thème de la danse dans des mouvements suspendus souvent sur la pointe des pieds, les bras tendus le buste à demi tourné. Elles sont véritablement de petits chefs-d'œuvre. Ferdinand Preiss, l'un des créateurs de ces statuettes, amateur de danse contemporaine décrit des attitudes très éloignées de la sculpture traditionnelle. L'air hautain ces danseuses ont la grâce des déesses revêtues d'un costume à la mode de l'époque. Demeter Chiparus, un artiste roumain, s'intéresse tout particulièrement au costume, ses danseuses représentées dans des poses de ballet, sont souvent vêtues de la tête au pied de parures exotiques qui témoignent de l'influence des ballets russes sur les créateurs et les artisans. Ses statuettes sont en bronze patiné. Cette sculpture n'avait aucun souci de réalisme, c'était un art d'évasion qui se vendait très cher dans les magasins les plus chics de Paris, Londres, Berlin et New York. Ces pièces charmantes resteront très décoratives, mais il ne faudra pas leur appliquer les critères de la grande sculpture. Elles font souvent l'objet de collection, signées de Gerdago, Kelety, Lorenzl et pœcile. |
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